Lola, 25 ans, vit à New York où elle
travaille pour
la Poste en rêvant d'une carrière de danseuse. Youssef, son meilleur
ami, est un jeune Egyptien gay installé à New York pour y vivre comme
il l'entend. C'est par lui que Lola découvre l'histoire d'Ismahan, star
de la danse orientale, véritable légende au Caire.
Dans le restaurant où Youssef travaille, Lola rencontre un autre
Egyptien, Zack. L'idylle tourne rapidement court quand Zack prend
conscience des différences culturelles qui les séparent et rentre en
Egypte. Sans réfléchir, Lola, aussi impulsive que naïve, décide
immédiatement de le suivre, sous les yeux effarés de Youssef. Arrivée
au Caire, déçue par l'accueil de la famille de Zack autant que par
l'attitude du jeune homme, Lola se met en tête de retrouver la
fascinante danseuse Ismahan.

Après des cours de
théâtre et de mise en scène chez Sarah Boréo et Michel Granvale, Nabil
Ayouch débute comme assistant réalisateur et réalise à partir de 1992
des spots publicitaires.
En 1997, et après avoir tourné trois
courts-métrages
dont Vendeur De Silence, Hertzienne Connexion et Les Pierres Bleues Du
Desert, il réalise son premier long, Mektoub, sélectionné en 1998 pour
représenter le Maroc aux Oscars.
En 1999, il met en scène le Spectacle de
Gala
marquant l’ouverture du « Temps du Maroc » au Château de Versailles
puis il tourne son deuxième film, Ali Zaoua, Prince De La Rue en 2000.
Entre 2000 et 2003, il crée le Prix
Mohamed Reggab
qui récompense les meilleurs scénarios et produit huit premiers
courts-métrages de jeunes talents.
En 2001, il produit des séries pour la
télévision
marocaine et co-fonde le G.A.R.P. (Groupement des Auteurs Réalisateurs
Producteurs.)
En 2002, il participe à la collection «
Masculin /
Féminin » pour Arte réalisant Une Minute De Soleil En Moins.
En 2003, il fonde la Coalition marocaine
pour la
Diversité Culturelle. Il crée en 2005 « Film Industry Made in Morocco »
et produit trente longs métrages.Il fonde ensuite Meda Films
Developpement, structure accompagnant producteurs et scénaristes des
dix pays de la rive sud de la méditerranée en les aidant à développer
leur projet.
Depuis 2008, il est membre du 1er
collège de l’Avance sur Recettes au CNC.
Whatever Lola Wants sorti en 2008 est
son troisième
long-métrage.

Journaliste, critique de cinéma, réalisateur et monteur de films depuis 1979. Auteur de plus de 30 courts métrages documentaires (l'animation, mouvements d'artistes, architectures...) et de recherche présentés dans divers pays (France, États Unis, Italie, Pays bas, Royaume Uni...) ainsi que de sujets ou vidéos pour des organismes institutionnels (Vidéothèque de Paris, VAL...). A fait paraître des recueils de films et publié des fictions de cinéma. Jury dans divers festivals de cinéma internationaux (Namur en Belgique, Cognac en France, Carthage en Tunisie, Fespaco au Burkina, Rencontres à Paris...). ( savoir plus)
" La seule image du Monde arabe véhiculée aujourd’hui par les médias occidentaux évoque la guerre, le terrorisme et l’extrémisme religieux. Comme si le Monde arabe s’était déshumanisé, incapable d’échanger et de transmettre sa culture, comme si l’être humain, dans toute sa complexité, n’y avait plus sa place. L’Orient et l’Occident sont deux Mondes, certes, que beaucoup sépare, ou que l’on veut séparer. Ces deux Mondes ont leurs différences, leur culture, leur histoire. A travers les siècles, ces histoires se sont croisées, des échanges et des transmissions de savoir et d’art ont eu lieu. J’ai voulu faire un film où l’humain retrouve sa vraie place au cœur de la problématique identitaire qui préoccupe ces deux Mondes ; où la transmission soit à la base de toute forme d’échange - apprendre à donner pour mieux recevoir -, où ce qui nous unit et nous désunit, ce n’est plus le terrorisme ou les bombes, mais ce que nous sommes avec nos défauts et nos qualités, et au-delà, notre capacité à les transcender pour mieux nous connaître.La danse peut permettre ce rapprochement. La danse orientale comme danse millénaire, porteuse d’une culture riche, élément primordial d’une civilisation ; la danse orientale, comme danse du ventre, de la procréation, qui a donné naissance à tant de beaux « mouvements ». Quand Ismahan transmet à Lola sa passion pour la danse, quand elle lui parle du « Tarab », cet état extatique si particulier, elle lui donne un peu d’elle-même, de ses craintes, ses souffrances, et de son histoire. Quand Lola transmet à Ismahan sa passion pour la vie, elle la ramène dans un présent fait d’espoirs et lui permet de redécouvrir ce qu’elle avait enfoui de plus beau en elle. Lola et Ismahan nous racontent une histoire simple, la rencontre de deux femmes de cultures différentes dont les destins sont liés "
(Nabil Ayouch, Dossier de presse).