
Au début des années 70, Anberber est parti de son village de Minzero pour aller étudier en Allemagne. Il n'est plus du tout le même lorsqu'il revient chez lui en Ethiopie, au début de l'année 1990, pour, dit-il, y mourir. Que lui est-il arrivé pendant toutes ces années ? Beaucoup d'épreuves et d'aventures, liées aux changements radicaux du régime et à sa situation d'étudiant étranger. Au travers du destin hors normes de Anberber, Teza raconte l'histoire de l'Éthiopie contemporaine, dans ses rêves et dans ses désillusions, dans ses drames et dans ses espoirs.
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Haile Gerima est né à Gondar, Éthiopie, le 04 mars 1946.
Né dans une famille de 10 enfants, de
parents intellectuels, il
s'abreuve de culture éthiopienne dès sa tendre enfance. En 1967 il
s'installe aux États-Unis et poursuit des études de cinéma à l'UCLA.
S'identifiant à la cause des Noirs américains il réalise plusieurs
films puis il fonde Mypheduh Films, une agence de distribution de
cinéma afro-américain, pour lutter contre la "censure économique" qui
frappe les films des Noirs aux États-Unis.
Il accède à une reconnaissance
internationale en 1976 avec Harvest :
3000 Years, qui reçoit le Lépoard d'Argent au Festival de Locarno et le
Prix Georges Sadoul. Aux côtés de Charles Burnett, Haile Gerima a été
un des moteurs de la Los Angeles School of Black Filmmakers.
Aux JCC 2008 (Tunisie) son long métrage
TEZA ("La rosée") a raflé les 5
grands prix.

Réalisateur, producteur, distributeur de courts métrages, il s'est
lancé dans la distribution de longs métrages avec EZRA (Newton Aduaka,
Nigeria, 2007) et IL VA PLEUVOIR SUR CONAKRY (Cheick Fantamady Camara,
Guinée, 2007), à l'invitation de Rurart (Poitou Charentes) dont le jury
lycéen donne un prix au Fespaco (Ouagadougou). Il poursuit avec TEZA
(Haile Gerima, Ethiopie, 2008).
Retour sur la diffusion 2009 de films africains en France (par Claire Diao - samedi 30 janvier 2010 - Afrik.com)
" Le magazine des professionnels du cinéma français Le Film Français diffusait, hier, le bilan 2009 de l’exploitation des films en France. L’Afrique est, comme toujours, faiblement présente et l’Afrique du Nord majoritairement représentée par rapport aux autres parties du continent.
C’est un fait. Dans le classement des films sortis dans les salles françaises entre le 31 décembre 2008 et le 29 décembre 2009, seuls 9 films africains co-produits par la France apparaissent parmi les 676 films cités.
Alors que le film d’animation américain L’âge de glace 3 prend la tête du classement avec plus de 7 millions d’entrées dans 114 salles françaises, le film africain le mieux classé arrive en 310e position. Il s’agit de London River de Rachid Bouchareb, long-métrage co-produit par la France, l’Algérie et la Grande-Bretagne dont l’acteur Sotigui Kouyaté a été sacré meilleur acteur au dernier Festival de Berlin. Cette fiction basée sur les attentats meurtriers de Londres en 2005 cumule 31 237 entrées dans seulement 7 salles françaises.
Arrive ensuite Inland, d’un autre réalisateur algérien, Tarik Teguia, à la 374e place du classement. Co-produit par l’Algérie et la France, ce long-métrage racontant l’histoire d’un topographe algérien et d’une immigrée malienne a mobilisé 12 356 spectateurs dans 2 salles françaises. A quelques places de là, au 383e rang, se trouve Number One de la réalisatrice marocaine Zakia Tahiri. Entièrement produit par le Maroc, cette comédie sentimentale entre un homme autoritaire et sa femme a séduit 11 720 personnes dans 8 salles de cinéma. En 439e place, c’est de nouveau un réalisateur algérien qui cumule 6916 entrées : Djamel Ouahab. Documentaire-témoignage sur les premiers essais atomiques français dans le Sahara entre 1960 et 1966, Gerboise Bleue, co-production franco-algérienne, n’a bénéficié que d’une seule salle pour sa sortie française.
Au classement aussi se trouve, en 459e position, le long-métrage Après l’océan de la réalisatrice française Eliane de Latour qui a été co-produit par la France, la Côte d’Ivoire et la Grande-Bretagne. En cumulant 5775 entrées dans 3 salles de cinéma, ce long-métrage sur le retour au pays des immigrés est la première entrée dans le classement 2009 d’un pays d’Afrique de l’Ouest. Bien loin derrière arrive un autre film réalisé par un étranger, l’américain Lee Isaac Chung, co-produit par le Rwanda et les États-Unis. Munyurangabo, sorti dans une seule salle de cinéma, a reçu le soutien de 389 spectateurs. ">